Ecouter Brel depuis plus de 30 ans, c’est aussi s’immerger dans le temps à travers des instants. Le laisser revenir dire ce qu’il a vécu comme homme, comment il vivait ça, comment il avait ce “où” il avait envie d’aller. Brel c’est dire la vie, à la fois l’intensité de qui est vécu sur le coup (Orly, Marieke, Au suivant, Regarde bien petit), la force dans le temps et cette inscription avide de le vivre à fond (La lumière jaillira, Vieillir, Les Marquises), exactement comme lorsqu’enfant Jacques Brel pédalait de toutes ses forces jusqu’à tomber d’épuisement. Le jour de la sortie de son dernier disque, en 1977 (j’avais 19 ans), je suis allé acheté son disque et j’ai emprunté un tourne-disque à un étudiant dans la résidence étudiante où je logeais alors. Première écoute que je renouvelle aujourd’hui en l’écoutant en faisant mon jogging ou dans la ville, dans les transports en commun. Que dire de ces chansons ? Que dire d’autre que de citer leur titre ? Tout juste dire qu’aujourd’hui si l’on aime Brel (et même si on ne l’aime pas) il faut écouter Abd Al Malik, dans son album Gibraltar entre autres quand il chante “Les autres”.
Voici ma playlist sur mon baladeur :
- Les paumés du petit matin
- Marieke
- Quand on a que l’amour
- Grand Jacques
- J’en appelle
- Fils de…
- La bière
- Mon père disait
- Regarde bien petit
- Un enfant
- Ces gens-là
- Jef
- Mathilde
- Au suivant
- La lumière jaillira
- Pourquoi faut-il que les hommes s’ennuient
- Vieillir
- Voir un ami pleurer
- Jaurès
- Jojo
- Le bon Dieu
- Les Marquises
- Orly